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Lundi 24 septembre 2018

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130 ans d’histoire

La grande aventure

130 ans d'histoire

On sait combien les légendes populaires ont nourri l’histoire de France. Le Gouffre de Padirac ne fait pas exception en terres Quercynoises...

Rien de plus troublant que ce trou à la surface de la terre, et rien de tel pour laisser l’imagination répondre à cette énigme troublante à qui l’on accordait des pouvoirs mystiques et des appellations effrayantes : Diable ? Trésor ? Trace d’un geste divin ? Toutes les hypothèses ont vu le jour.

Parmi les plus ancrées d’entre elles, le récit de flammes sortant du Gouffre pour défendre un trésor caché par les anglais à la fin de la guerre de Cent ans connut l’adhésion de nombreuses populations Lotoises.

Une autre légende invite Lucifer qui, pour défier St Martin, aurait formé le Gouffre d’un coup de talon, invitant le Saint à franchir l’abîme contre les âmes des paysans damnés qu’il s’apprêtait à conduire en enfer... Un funeste troc qui poussa St Martin, guidé par sa foi, à éperonner sa mule lui faisant commettre l’exploit de sauter au-dessus du Gouffre ! Ce bond prodigieux laissa dit-on, l’empreinte du sabot de l’animal dans la roche, encore visible aujourd’hui.

Vaincu et vexé, le Diable aurait alors définitivement disparu au fond du Gouffre...

E.A. Martel
Il faut y entrer sans crainte : qui sait quelle surprise vous attend.

E.A. MARTEL
1859 - 1938
Spéléologue - Géologue - Archéologue
Découvreur de la Rivière souterraine de Padirac

Mais il en fallait plus pour impressionner Edouard-Alfred Martel : faisant fi des légendes, il décide d’avancer plus loin dans l’aventure et de mettre en œuvre cette audacieuse exploration.

UN PROJET AMBITIEUX

Une expédition comme celle que projette de faire Edouard-Alfred Martel n’est pas une partie de campagne. Elle nécessite non seulement une attention approfondie, mais également des fonds importants pour pouvoir optimiser la sécurité et la quête d’informations, car cette exploration a bien évidemment une portée scientifique.

Des moyens nécessaires pour avancer

Indiscutablement, Edouard-Alfred Martel manque d’argent pour mener à bien son projet dont l’objectif est aussi de rendre ce lieu fantastique accessible au public. Car c’est ainsi des grandes passions qui ne vivent que lorsqu’elles sont partagées.

ET LA CHANCE POUR DONNER VIE AU RÊVE !

Et tout comme si Edouard-Alfred Martel avait eu une bonne étoile, la providence lui vient en aide, au moment même où il en a le plus besoin...

En voici le récit : notre passionné est à Paris, dans un fiacre qui l’emmène au gré des rues pavées... En fin de course, il quitte la voiture et s’aperçoit, alors qu’elle s’efface au loin, qu’il y a laissé sa sacoche contenant les plans du Gouffre et tout son projet d’ouverture au public.

Or il se trouve que le passager suivant, George Beamish, héritier des bières irlandaises du même nom, la trouve, l’ouvre et découvre avec émerveillement le projet fou d’Edouard-Alfred Martel. Immédiatement séduit, il retrouve sa trace, le contacte et décide de l’accompagner.

La grande aventure du Gouffre de Padirac peut enfin commencer !  

“ La réalité a dépassé ce dont mon imagination avait rêvé... ”
Édouard-Alfred Martel, découvreur du Gouffre de Padirac

UN LONG TRAVAIL DE MISE EN ŒUVRE

S’en suivent de longs mois de réflexion, de conception, de travaux, d’aménagement et le 1er novembre 1898 les premiers visiteurs entament leur descente dans le Gouffre !

L’inauguration officielle a lieu le 10 avril 1899 en présence de la presse et de nombreuses personnalités.
Un an plus tard, l’exposition universelle de Paris fera la part belle à la notoriété du Gouffre de Padirac

Une histoire de famille

George Beamish

Les plus belles passions sont celles qui se partagent… Et lorsqu’elles sont le fruit d’une transmission familiale, elles sont sans aucun doute plus précieuses encore.
Il faut regarder plus amont et retrouver dans le fiacre parisien George Beamish, arrière-arrière grand-père de Laetitia de Ménibus, aujourd’hui à la tête de la Société d’Exploitation du Gouffre de Padirac.

Avec le souci constant de mettre en lumière le patrimoine culturel de ce monument naturel souterrain unique, Laetitia de Ménibus déploie toute son énergie dans l’organisation et la direction du site du Gouffre de Padirac avec pour objectif qu’il devienne la référence européenne dans le monde des grottes et des gouffres. Un projet de refonte architectural et paysager des infrastructures d’accueil a récemment été initié pour permettre de diversifier l’offre que propose le site, et ainsi avoir la capacité d’accueillir de 600 000 à 800 000 visiteurs par an.

Par ailleurs, activement attachée à la valorisation et au développement touristique de la région, elle préside depuis 2015 l’Association Touristic Vallée(s) Lot et Dordogne (TVLD), représentant 275 prestataires touristiques, créée à l’initiative des entreprises touristiques lotoises et sous l’impulsion de la CCI du Lot.

UNE AMBITION RÉCOMPENSÉE PAR LE SUCCÈS

De 6000 visiteurs en 1899, on en recense près de 104 000 en 1947 et 480 000 en 2017.

L’attractivité du Gouffre de Padirac ne s’est jamais tarie depuis. Ce sont plus de 24 millions de visiteurs qui sont descendus dans l’abîme pour observer les splendeurs patiemment sculptées par les gouttes d’eau depuis des millénaires, se sont émerveillés et se demandent encore aujourd’hui quelle est cette audace incroyable qui a guidé Edouard-Alfred Martel vers le cœur majestueux de la terre.